Le voile dans le monde

Au Royaume-Uni, le port du hijab n’est pas interdit à l’école et il est relativement courant de voir des élèves le porter.

Malgré des débats  sur la question, le Royaume-Uni reste l’un des pays les plus tolérants en Europe sur le port de signes religieux. Dans certaines grandes villes du pays, il n’est pas rare de croiser des femmes couvertes du voile intégrale . L’Université de Birmingham, une ville où plus de 20 % de la population est musulmane, publie même un guide à l’intention de ses étudiantes qui adoptent ce vêtement.

Concernant l’Écosse, la police à annoncé sur son compte officiel twitter, “Le hijab est dès à présent une option dans l’uniforme de police.”

La pratique était déjà courante: les policières pouvaient porter ce voile couvrant la tête et le cou avec l’accord de leur hiérarchie. L’objectif de cette officialisation est d’encourager les femmes musulmanes, qui n’envisageaient pas jusqu’ici une carrière dans la police, à revoir leur décision. «Comme nombre d’employeurs, particulièrement dans le secteur public, nous voulons faire en sorte de représenter au mieux la population pour laquelle nous agissons», s’est félicité le chef de la police écossaise, Phil Gormley.

Quant aux États-Unis, le port du voile est également tolérer dans les écoles ainsi qu’au travail. Nous citons :  « Nous ne pensons pas qu’il faille légiférer sur ce que les gens ont le droit, ou pas, de porter en fonction de leurs croyances religieuses », a dit  Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat. « Aux Etats-Unis, a-t-il ajouté, nous prendrions d’autres mesures pour assurer l’équilibre entre la sécurité, d’une part, et d’autre part le respect de la liberté religieuse et des symboles qui lui sont associés. » Un sentiment qui semble partagé par une majorité d’Américains.

Le port du hijab en Australie est généralement considéré comme un choix personnel pour les femmes qui le portent. Les lois australiennes garantissent la liberté religieuse et le droit à l’expression culturelle. Cependant, certains milieux professionnels, tels que les écoles et les forces de l’ordre, peuvent imposer des restrictions sur le port du hijab pour des raisons de sécurité et de neutralité religieuse. 

Le port du hijab en Amérique latine varie selon les pays et les régions. Dans certains pays, comme le Brésil et le Mexique, le port du hijab est considéré comme un choix personnel et n’est pas soumis à des restrictions légales. Cependant, dans d’autres pays, comme l’Argentine et le Chili, le port du hijab peut être considéré comme controversé et peut être associé à des préjugés religieux. Dans ces pays, le port du hijab peut parfois entraîner des discriminations et des stigmatisations.

 

Le voile en France

Depuis la fin des années 1980, le port du voile islamique suscite de nombreuses polémiques en France. Avec l’augmentation rapide du nombre de musulmans dans la population française, ce symbole de l’islam porté par les femmes a pris de l’importance. C’est une atteinte au principe de laïcité d’après les défendeurs de celle-ci.

Il existe de nombreux types de voiles différents. Le hijab le plus courant chez les femmes musulmanes vivant en France couvre les cheveux, les oreilles et le cou, mais pas le visage.

« Je pense que le voile est un uniforme imposé par les islamistes, a expliqué Marine le Pen. Je pense qu’une grande partie des femmes qui le mettent ne peuvent pas faire autrement, même si elles n’osent pas le dire. » La candidate à l’Élysée prévoit de sanctionner d’une contravention toute personne qui porterait le hidjab dans l’espace public.

À l’inverse, Emmanuel Macron a rappelé  son attachement à la loi de 1905 sur la laïcité et ses principes de liberté religieuse. « La laïcité, ce n’est pas combattre une religion, a-t-il rétorqué à Marine le Pen. Et donc avec moi, il n’y aura pas l’interdiction ni du foulard, ni de la kippa, ni de quelque signe religieux dans l’espace public.

En France, il existe une loi qui interdit le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques, qui inclut le voile intégral. Cette loi a été adoptée en 2004 et s’applique aux écoles primaires et secondaires publiques.

En 2010, une loi a été adoptée qui interdit également le port de signes religieux ostentatoires dans les lieux publics tels que les rues, les parcs et les transports en commun. Cette loi s’applique aux femmes qui portent le voile intégral (appelé « niqab » ou « burqa »).

Il est important de noter que ces lois visent à promouvoir l’égalité et la laïcité, et ne visent pas à discriminer contre les personnes de religion musulmane. Cependant, il y a eu des débats et des préoccupations sur la façon dont ces lois sont mises en œuvre et sur leur impact sur les droits des femmes à porter le voile si elles le souhaitent.